Issu de l’une des plus vieilles familles aristocratique de France (fils du comte Alfonse de Toulouse-Lautrec-Monfa), Henri de Toulouse-Lautrec incarne l’une des figures majeures du post-impressionnisme et de l’art nouveau, ainsi que l’un des lithographes les plus productifs avec près de 400 planches réalisées en 10 ans.

Ses problèmes de santé (une maladie congénitale qui arrête sa croissance) ne lui permettant pas, à son grand regret, de pratiquer les activités dues à son rang telles que l’équitation ou la chasse à courre, Henri de Toulouse-Lautrec s’exprimera à travers son art dont l’étendue reste impressionnante : 737 peintures, 275 aquarelles, 369 lithographies et environ 5000 dessins.

L’artiste s’installe à Paris dans les années 1880, à Montmartre, il travaille alors pour l’atelier Cormon, où il rencontrera notamment Vincent Van Gogh, Manet, ou encore Edgar Degas, avant de s’installer rue Toularque de 1887 à 1897.

Au cours de ces années, il deviendra « l’âme de Montmartre », fréquentant régulièrement les maisons closes et les cabarets où il a de nombreux amis et conquêtes féminines. Parmi celles-ci, Louise Weber, surnommée La Goulue, créatrice du « cancan » et reine des nuits parisiennes, pour qui il réalisera plusieurs panneaux destinés à décorer sa baraque foraine (1895) ainsi que cette affiche.

Le cabaret et le cirque constituent d’ailleurs ses thèmes de prédilection, qu’il s’attache à représenter de façon « vraie et non idéale » sans chercher à enjoliver la réalité. Après sa mort, sa mère, la comtesse de Toulouse-Lautrec donnera des fonds à la ville d’Albi, où naquit l’artiste, dans le but de créer un musée dédié à son œuvre.